Cinéma : "Noé" de D. Aronofsky

film-noe-194938.gifL’Histoire : Russell Crowe est Noé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde. La fin du monde… n’est que le commencement.

Curieux objet filmique que ce « Noé » signé Darren Aronofsky. Je ne peux m’empêcher tout d’abord de signifier que la polémique menée par les intégristes des trois principales religions monothéistes est sans fondement aucune, tant ce Noé n’entretient avec le récit biblique que de vagues et très rares similitudes. Ici, tout est revisité à la sauce Aronofsky, ce qui a le don de donner un résultat pour le moins contrasté. Mi film fantastique, mi drame, mi péplum, mi long métrage catastrophe.. bref on se perd un peu en conjoncture, l’ensemble contient de réel moment de grâce mais également des tics hollywoodiens du plus mauvaise effet. La faute tout d’abord à un casting qui n’est pas toujours, loin s’en faut, digne d’un Russel Crowe qui lui est à contrario épatant. J’ai trouvé insignifiante la partition d’Emma Watson, le « méchant » de service est juste insupportable et grand guignolesque, quant aux fils de Noé ils ont juste des têtes à claque avec leurs petites coupes californiennes très à la mode, on s’en doute, au début de la création.. Reste au milieu de plages d’ennui réel, quelques séquence poétiques comme celles où l’arche se retrouve au milieu d’une mer démontée et une fin où l’on perçoit, malheureusement un peu trop tard, un réel souffle. A trop vouloir jouer sur tous les registres de la palette hollywoodienne, même un réalisateur aussi doué qu’Aronofsky finit par s’y perdre et nous spectateurs avec. Ma note:♥♥♥1/2 /5.

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Musique : Beck – Rover – Angel Olsen – Christophe

beck-morning-phase-608x608Beck renoue avec « Morning Phase » au folk acoustique qui a fait sa renommée. Si on devait le rapprocher d’un des disques de sa déjà longue discographie, ce serait sans aucun doute de « Sea change ». Même atmosphère mélancolique et envoûtante, même soin apporté aux arrangements, même soucis presque maniaque de la mélodie. Beck nous fait ce qu’il sait le mieux faire selon moi, un disque superbement produit avec de nombreux titres forts comme le très chouette « Blue Moon » qui constitue à mes yeux l’un des meilleurs titres écrits par l’artiste depuis fort longtemps. Ce LP est un voyage, une douceur comme on aime en écouter de temps à autre. Je vous le recommande.
Ma note:♥♥♥♥1/2 /5.

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Mise en page 1Rover est le nom de scène de Timothée Régnier. Il signe ici son premier Lp qui est une vraie pépite pop et mélancolique à l’image de ce géant tout droit sorti d’un tableau romantique. Porté par le premier extrait « Aqualast », chanson miraculeuse s’il en est, l’album est une pure réussite qui voit se côtoyer les influences multiples que sont Bowie, Dylan entre autres noms. Mais là où le tour de force de Rover est réussi, c’est qu’il ne singe pas ces derniers, il les digère pour mieux en faire son propre matériel musical. Il en ressort un grand album, servi par une voix tantôt puissante, tantôt montant haut dans les aigus. Un pur bonheur. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

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coverAngel Olsen c’est une voix et un songwriting unique, dans la lignée d’Alela Diane, Cat Power, Lia Ices.. Signée sur le mythique label indépendant Jagjaguwar, elle n’en fini plus d’étonner. Je ne peux que vous inviter à la découvrir. A écouter d’urgence.

Ma note:♥♥♥♥ /5.

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4629-christophe-pochette-album-live-intime-sortie-le-31-mars-2014Christophe nous revient avec « Intimes », un disque où il reprend ses plus grands titres au piano, ou s’accompagnant d’une simple guitare, ou encore d’un synthé. Le beau bizarre est à nu, fragile, porté par sa voix cassée, le tout pour un résultat époustouflant, On voyage dans ses longues nuits d’insomnie, d’errance en sa compagnie. Pour ceux qui ont manqué la tournée de Christophe, ce disque arrive à point nommé, à quelques mois d’un nouvel album attendu pour début 2015. Aux titres de l’artiste comme « Emporte moi », « la dolce vita », « les paradis perdus » et bien sûr comment les oublier ces « mots bleus », s’ajoute deux très belles reprises, l’une de Brassens « La non-demande en mariage », l’autre de Bashung « Alcaline ». Le packaging, l’objet en lui-même est vraiment beau. Pour tous ceux qui l’apprécient, c’est un indispensable, Pour les curieux enfin qui souhaiteraient découvrir l’artiste dans des versions épurées, ce pourrait être un joli premier pas. Juste sublime.

Ma note:♥♥♥♥♥/5.

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Cinéma :  "300 : La naissance d’un Empire"

046973L’Histoire : Le général grec Thémistocle tente de mobiliser toutes les forces de la Grèce pour mener une bataille qui changera à jamais le cours de la guerre. Il doit désormais affronter les redoutables Perses, emmenés par Xerxès, homme devenu dieu, et Artémise, à la tête de la marine perse…
Le moins que l’on puisse dire c’est que « 300 : La naissance d’un Empire » ne fait pas dans la demi-mesure. Il pourrait se résumer à un leitmotiv « toujours plus ». Toujours plus de sang, de membres tranchés, de têtes coupées, idéal pour les bouchers en herbe, mais également toujours plus de phrases qui ne s’embarrassent pas de fioritures. Ici, on tranche et on réfléchit après. Tous les Grecs possèdent des corps bodybuildés au possible et gonflés de testostérones. Ils ont fier allure avec leurs slips moulants et possèdent un côté « gay friendly » assumé. Virilité d’un côté contre la féminité d’une Artémise sacrément fourbe, normal elle est Perse d’adoption et puis en plus c’est une femme. Non ne me couvrez pas d’opprobre, je n’invente rien mais dans le même temps on n’attend pas de ce type de film autre chose qu’un pur divertissement et de ce point de vue c’est franchement réussi, quoique l’effet de surprise du premier ne soit plus de mise. Le réalisateur Noam Murro fait le boulot honnêtement, les acteurs, actrices : Sullivan Stapleton, Eva Green, Lena Headley essaient d’apporter un peu de nuance à un scénario famélique. Reste le rendu des images qui est vraiment chouette et fidèle à l’esprit du comics. De quoi passer un bon moment de cinéma. Ma note:♥♥♥1/2 /5.

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Exposition Peintures d’Alexey Begov (1951-2014)

La-mère-et-lenfant412Le Dialogue Franco-Russe présente une exposition de peintures d’Alexey Begov (1951-2014), du 31 mars au 18 avril 2014, du lundi au vendredi de 11h à 17h (ou sur rendez-vous).
Au Dialogue Franco-Russe, 120 avenue des Champs Élysées 75008.

Begov était Ukrainien, Il est devenu membre de l’Académie des peintres de Russie en 2007, Il vivait depuis 2008, dans son atelier de Montmartre à Paris, Curieux moment que celui -ci, à l’heure où les armées de Poutine sont sur le pied de guerre aux frontières de l’Ukraine et même plus que cela en Crimée, Je jette un coup de projecteur sur cette exposition non seulement pour rappeler mon amour indéfectible envers cette forme d’art qui moi me bouleverse, mais également pour signifier qu’au delà du cynisme et des méthodes dictatoriales d’un Poutine apprenti sorcier, il nous faut nous rappeler combien l’âme slave est belle et tourmentée, Ne confondons pas les actions d’un fou et d’une partie de ceux qui le soutiennent avec ce qui ne cessera jamais de nous fasciner, Aux pulsions destructrices d’un Poutine, je préfère et de loin la magie, la force créatrice d’un Begov !

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Littérature

 

81h0BjHYpjL._SL1500_L’Histoire : Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…

 

« Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » est signé Jonas Jonasson et c’est à mon sens un petit chef d’œuvre d’humour noir et décalé. On est ici plus très loin des farces des Monty Python et autres Dupontel, le tout ponctué de dialogues truculents. L’auteur poursuit cette idée de départ toute simple en allant jusqu’au bout du canular, avec un goût féroce pour le non sens et les aventures pittoresques dignes de la série des OSS117 au cinéma. C’est très drôle, fin la plupart du temps et franchement cela vous redonne le moral pour affronter les dernières semaines de l’hiver. Je n’apporte pas davantage de précisions quant à l’histoire, pour vous laisser le plaisir de la découverte. Croyez-moi, humeur chagrine, manque de tonus, rien ne vaut la lecture du premier roman de Jonas Jonasson. Ma note :♥♥♥♥♥/5.

en un monde parfaitL’Histoire : Jiselle, la trentaine et toujours célibataire, croit vivre un véritable conte de fées lorsque Mark Dorn, un superbe pilote, veuf et père de trois enfants, la demande en mariage. Sa proposition paraît tellement inespérée qu’elle accepte aussitôt, abandonnant sa vie d’hôtesse de l’air pour celle, plus paisible croit-elle, de femme au foyer. C’est compter sans les absences répétées de Mark, les perpétuelles récriminations des enfants et la mystérieuse épidémie qui frappe les États-Unis, leur donnant des allures de pays en guerre. L’existence de Jiselle prend alors un tour dramatique…

 

Laura Kasischke est l’auteure d’ « En un monde parfait », livre glaçant où une nouvelle fois, cette dernière, nous surprend en créant un univers fantasmagorique mélangeant l’effroi (je songe ici au tableau de fond de cette histoire, à savoir cette pandémie mystérieuse) au rêve américain dans ce qu’il a de plus mièvre (ce personnage de pilote d’avion de ligne représentant l’American Way of Life). C’est cette puissante décoction qui fait l’intérêt à mon sens de ces ouvrages. Une force car elle arrive à nous dépeindre des univers angoissants en détaillant avec parcimonie l’ensemble de la toile qu’elle a projeté dans son esprit, nous laissant là, suffoquant et en proie au trouble de celui qui ne peut lâcher le livre sans savoir ce qu’il en est réellement. Une faiblesse aussi pour d’autres car l’issue n’est peut-être pas toujours à la hauteur de nos espérances, tant celles-ci sont élevées du fait justement de cette capacité qu’a Kasischke de tenir un récit en haleine. On est aspiré par cet univers, fasciné par ces méandres insidieux, secoué par la violence tapie sous les apparats, emporté enfin par son côté crépusculaire. Ma note :♥♥♥♥1/2 /5.

 

51aWAb8rJWLL’Histoire : Une nuit de pleine lune, Shelly est l’unique témoin d’un accident de voiture dont sont victimes deux jeunes gens. Nicole, projetée par le choc, baigne dans son sang, et Craig, blessé et en état de choc, est retrouvé errant dans la campagne. C’est du moins ce qu’on peut lire dans les journaux mais c’est une version que conteste Shelly. Un an après, Craig ne se remet toujours pas. Il ne cesse de voir Nicole partout… Serait-il possible que, trop jeune pour mourir, elle soit revenue ?

 

« Les revenants » de Laura Kasischke concentre les obsessions de l’écrivaine, son penchant pour une trame classique qui soudain dérape et tourne au surnaturel, au fantastique. Le mensonge de la société bien pensante américaine est une autre constante dans l’ œuvre de Kasischke qui en souligne les perversions avec un plaisir non feint. J’aime tout particulièrement la façon qu’elle a de créer des personnages jamais figés mais bien au contraire mouvant, ni tout noir ni tout blanc, tout en nuance. C’est un roman à l’atmosphère sombre et mystérieuse, un petit pavé qui se lit néanmoins très vite tant l’on est pris par l’intrigue. Je vous le recommande. Ma note :♥♥♥♥♥/5.

 

Birdy'sCurieuse petite histoire que cette rencontre avec « Birdy’s » de Nolwen qui signe ici le scénario, les dessins et les couleurs, édité chez Clair de Lune. Le hasard, la coïncidence fait souvent bien les choses. Mon frère (qui soit dit en passant est chaudronnier) est allé poser un escalier chez l’auteur qui lui a très gentiment dédicacé un exemplaire de la BD. C’est en me la prêtant quelques jours plus tard que je tombe donc nez à nez avec cet ovni, car oui il est bien question ici, d’un objet étrange, une sorte de conte philosophique sur notre société d’aujourd’hui avec des oiseaux sans aile qui n’ont pour unique obsession que de récupérer des plumes de couleurs pour devenir « passeur ».. alors oui je sais, dis comme cela, mon histoire semble pour le moins farfelue mais très franchement si vous en avez l’occasion et surtout le temps, jetez y un petit coup d’œil car cette BD, de par son originalité, son ton, son humour (si si il y en a un peu), sa poésie enfin, nous emporte littéralement. Original. Ma note :♥♥♥♥ /5.

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Cinéma : « Le Crocodile du Botswanga »

 

le-crocodile-du-botswanga-affiche-527b672a9a4ed L’Histoire : Leslie Konda, jeune footballeur français talentueux, repéré à son adolescence par Didier, un agent de faible envergure qui a su le prendre sous sa coupe, vient de signer son premier contrat d’attaquant dans un grand club espagnol. Dans le même temps, sa notoriété grandissante et ses origines du Botswanga, petit état pauvre d’Afrique centrale, lui valent une invitation par le Président de la République en personne : Bobo Babimbi, un passionné de football, fraîchement installé au pouvoir après un coup d’état militaire. Leslie se rend donc pour la première fois dans le pays de ses ancêtres accompagné par Didier pour être décoré par le Président Bobo qui s’avère rapidement, malgré ses grands discours humanistes, être un dictateur mégalomane et paranoïaque sous l’influence néfaste de son épouse. À peine ont-ils débarqué que Bobo conclut un deal crapuleux avec Didier : faire pression sur son joueur afin que celui-ci joue pour l’équipe nationale : les Crocodiles du Botswanga…

Pourquoi changer une formule qui marche, quand en plus on y met toute sa sincérité. Une nouvelle fois, l’écriture fait mouche et permet au « Le Crocodile du Botswanga » d’être un petit bijou délirant à souhait. Le duo Thomas Ngijol alias le dictateur Bobo et Fabrice Eboué alias Didier pour les intimes, agent véreux de footballeur (un pléonasme me direz vous..) forment une équipe qui gagne. Le rythme des gags est suffisamment malin pour ne pas créer d’appel d’air, c’est très drôle, irrévérencieux (chose assez rare dans les comédies actuelles françaises). La colonisation, les génocides, la corruption, les atteintes aux libertés premières.. tout y passe et nous prouve que l’on peut rire de tout à condition de le faire avec talent. Le personnage de ce dictateur africain paranoïaque et cruel à souhait est irrésistible et il tire à lui seul l’essentiel des rires qui ne manquent pas de fuser. Bobo alias Thomas Ngijol m’a fait penser à la formidable prestation de Jacques Villeret en Adolf Hitler dans « Papi fait de la résistance ». Si vous voulez passer un très bon moment de détente au cinéma, je ne peux que vous recommander d’embarquer avec nos deux acolytes pour le Botswanga ! Ma note :♥♥♥♥♥/5.   

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Cinéma : "Jack et la mécanique du cœur"

jack_prev_cong.exploit2013[S].inddL’Histoire : Édimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu’aux portes de l’Andalousie.

« Jack et la mécanique du cœur » est injustement passé inaperçu ou presque lors de sa sortie il y a quelques jours de cela. Les critiques étaient pourtant bonnes mais face au rouleau compresseur de certaines productions difficile de rivaliser. Et pourtant ne nous y trompons pas, ce conte est empli d’une poésie qui en fait un véritable hymne à la vie et à l’amour. Jamais mièvre, doté d’une bande son superbe (Ah Bashung ! on retrouve également Olivia Ruiz, grand corps malade et j’en passe) signé du leader de Dionysos Mathias Malzieu, qui est aussi l’auteur du livre « Jack et la mécanique du cœur » et le véritable homme orchestre de cette adaptation au cinéma. La graphiste choisie pour ce film n’est autre que Nicoletta Ceccoli qui était aussi l’illustratrice du roman. Et que dire de plus sinon que son travail est fantastique et que je suis resté pantois devant ce choix des couleurs, des décors qui nous font voyager dans un univers qui fait écho à tout un pan de l’imaginaire connu par ailleurs, mais avec néanmoins ce petit plus qui en fait toute la grâce. J’ai eu le sentiment d’être face à un immense conte musical, extrêmement soigné, maîtrisé, comprenant ce supplément d’âme qui manque parfois aux films d’animations d’aujourd’hui (mis à part Wall E bien sûr..). La preuve s’il en est que le cinéma d’animation français peut tutoyer les sommets. Je vous le recommande. Ma note :♥♥♥♥♥/5.

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