Les disques de l’année 2014 !

Et voici venu l’heureux temps des bilans de cette année 2014 ! De vraies découvertes, des coups de cœur et bien sûr quelques déceptions, bref une année riche en musique ! alors quels sont les cinq disques qui ont retenus le plus mon attention cette année ? La réponse c’est ici et maintenant avec ce classement Dudesque à souhait !

Print5) Lia Ices sort son troisième album sobrement appelé « Ices ». Elle le présente avec ses mots à elle : « Ices’ is a celebration of flight, levity and the conviction that you can leave Earth. You take wing in an aeroplane, you go to real places when you dream, you have out-ofbody experiences, you get high, you lose yourself in someone else ». Ce dernier s’oriente dès le premier titre vers des sonorités nouvelles. « Tell me » se veut l’écho lointain d’un songe oriental. C’est une jolie réussite qui ne fait pas figure d’exception dans ce LP plus éclectique et accessible que ses deux premiers essais, pourtant très réussis, « Necima » en 2008 et « Grown Unknow » en 2011. « Higher » à l’évidence des titres qui font mouche avec son solo de guitare enivrant, mais il faut attendre les deux derniers morceaux du disque pour voir Lia s’envoler littéralement avec l’électro-pop de « How we are » et le sublime « Waves » où la voix de la belle New-yorkaise nous prend pour ne plus nous lâcher durant les près de sept minutes que dure le morceau. Concocté pendant deux longues années avec son frère Eliot, on y respire l’air d’une Lia Ices résolument tournée vers un projet moins indé mais davantage mainstream. Cela n’augure en aucun cas d’une perte d’originalité ou de qualité. Son timbre de voix, allié aux ambiances éthérées de productions envoûtantes à souhait, font toujours un aussi bel effet. Le chemin parcouru est impressionnant. « Ices » et c’est tout le bien que je lui souhaite sera peut-être ce disque qui lui permettra de passer un palier en terme d’audience. Ou peut-être pas. Au fond, on s’en moque éperdument car succès indé ou pas, ce Lp mérite que vous lui accordiez un peu de votre écoute. Dans la lignée de Kate Bush, Bat For Lashes et Cat Power, oui rien que cela ! Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.deezer.com/album/8414990

Temples-Sun-Structures4)La perfide Albion est décidément le cœur toujours palpitant de ce qui se fait de mieux en matière de rock. Cette fois-ci, toujours dans une veine néo Beatles à très fort degré de psychédélisme, nous retrouvons les Temples, un groupe qui sur « Sun Structures » leur premier LP réussit ce parfait amalgame entre tradition et modernité dans le son. Leur look tout droit sorti d’Austin Powers et des babas cools ne détonne pas avec cette vague de revival qui ne cesse pas. Alors que Kasabian s’est perdu en route, oubliant d’écrire des chansons, des vraies, alors qu’Oasis n’est plus (pas pour rien que Noel Gallagher les a adoubé), que les Kills sont en vacances, que Beady Eye le groupe emmené par un Liam Gallagher qui peine à assouvir notre soif de bon son anglais et j’en passe et des meilleurs, voici donc un album qui loin d’être passéiste, assume son côté très direct et percutant, avec des mélodies entêtantes et des refrains dévastateurs. Alors bien sûr, certains ergoteront sur le manque d’originalité de ces groupes tout nouveau, tout beau, moi pour ma part je ne boude pas mon plaisir et ne peut que vous inviter à les découvrir. C’est carré, sans fioriture, mais dans le même temps suffisamment malin et maîtrisé pour nous faire passer un très bon moment. A écouter en priorité les titres « Sun structures », « The Golden Throne », « Keep in the Dark » et« Test of Time » pour ne citer qu’eux. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.deezer.com/album/7402523

Chaleur_humaine3)« Chaleur humaine » est le titre du premier Lp de Christine And The Queens. Un nom de scène quelque peu fumeux qui à l’écoute nous fais incontestablement penser à une autre artiste atypique Florence And The Machine. J’avoue qu’avec cela, les chorégraphies très maniérées de l’artiste sur ces premiers clips m’ont empêché sur le moment de bien percevoir la portée et la valeur de ce Lp. Le mélange de la langue française et anglaise, les rythmes électro, sa voix et son phrasé original, tout aurait pu m’horripiler. Curieusement, en prêtant une oreille attentive à ce disque, en dépassant ces premiers griefs qui auraient pu être rédhibitoires, je me suis laissé porté par ce flot de paroles et de musique minimaliste aux mélodies entêtantes. Sa reprise des « Paradis Perdus » de Christophe est un exercice de style qu’elle réussit mais ce n’est pas sur ce point qu’elle emporte l’affaire. L’efficacité de titres comme « Saint Claude », « Half Ladies » et « Christine » est évidente. L’ensemble plaît beaucoup à Télérama (cf. le texte ridicule de « Chaleur humaine », titre rive Gauche à faire passer Biolay pour un affreux réactionnaire..) ce qui aurait pu suffire à la clouer au pilori mais force est de constater que derrière ce côté très artificiel, stylé, il y a de véritables chansons fortes et suffisamment malines pour nous faire passer un agréable moment.

Ma note:♥♥♥♥  /5.

http://www.deezer.com/album/7824612

1546201_10152738138463219_3214308140781255497_n2)Sébastien Tellier est déjà de retour pour mon plus grand plaisir, un an seulement après la sortie de « Confection ». Il nous livre « L’Aventura », un disque résolument optimiste aux couleurs chaudes de la musique brésilienne. Comme à chaque fois, Sebastien Tellier a souhaité travailler sur un thème en particulier : après le sexe en 2008 avec « Sexuality », Dieu en 2012 avec « My God Is Blue », le voici nous contant son enfance rêvée dans un pays imaginaire qui serait le Brésil, un endroit où tout ne serait que plaisir et volupté, douceur et éclats de rire. Il reconnaît volontiers la part de naïveté dans son art. Il faut dire, à ce titre ,que les textes écrits pour la première fois entièrement en français, valent le détour. Tellier ne serait pas lui-même s’il n’y avait pas cette graine de folie qui germe dans son esprit pour nous délivrer un titre au doux nom de « Comment revoir oursinet ? », longue plage délirante de près de 14mn record à battre ! Ou bien encore le très étonnant « Ricky l’adolescent ». L’ensemble du LP est une nouvelle fois particulièrement travaillé. Pour cela, Tellier s’est entouré d’une fine équipe. « Love » est une entrée en matière instrumentale, suivent les très réussies « Ma calypso » et « L’adulte ». Tout cela sonne très seventies et l’on rejoint une nouvelle fois son triptyque favori : Gainsbourg, Christophe, Polnareff. La pochette est vraiment belle et illustre à merveille ses titres gorgés de soleil, alors que l’été approche à grands pas. « Tu danses comme le soleil.. que ta lumière est belle.. facile et sensuelle.. » chante t’il sur ce qui à mon sens sonne comme le titre de loin le plus réussi de l’album : « Aller vers le soleil ». Planant et luxuriant « L’Aventura » séduira volontiers ceux qui comme moi ont su conserver en leurs cœurs une petite part d’enfance. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

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vinyl_cover1) Il y a quelques semaines de cela, sortait le 17ème album de Hubert-Félix Thiéfaine intitulé « Stratégie de l’inespoir ». Pour moi c’est une découverte pleine et entière. Ce disque est servi par des arrangements, une finesse dans la description des maux de notre monde moderne, une magie des mots, une poésie rock qui m’a profondément touché. « Fenêtre sur désert » est à mon sens La grande chanson de l’année, oui rien que cela. Un Lp sombre et mélancolique où le compositeur ne cède en rien aux facilités contemporaines. Imperturbable et sans concession, Thiéfaine signe ici un très grand disque, le plus beau depuis « Bleu Pétrole » de feu Bashung. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.deezer.com/album/9157695

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Histoire : Alessandro Barbero « Lépante, 1571″ – « Le divan d’Istanbul »

Battle_of_Lepanto_15719782081289628_1_75L’Histoire : Le 7 octobre 1571, au large des côtes grecques, dans le golfe de Lépante, l’aube se lève sur une mer couverte de bateaux : d’un côté la flotte de l’Empire ottoman, de l’autre les galères de Venise, de l’Espagne de Philippe II et du Saint-Siège, unies sous la bannière de la Chrétienté. Ces deux immenses armées s’apprêtent à livrer la plus importante bataille navale de l’histoire moderne. Quel formidable jeu d’alliances politiques et militaires, d’intérêts économiques, d’ambitions personnelles, de hasards géographiques et d’aléas climatiques a conduit à cet affrontement ? Comment les visées de l’ambitieux Selim II, de l’obstiné Pie V et du prudent Philippe II se sont-elles mêlées pour faire converger les destins de milliers de marins et de soldats vers Lépante en cet automne 1571 ? Multipliant les points de vue, faisant dialoguer avec brio les sources turques et occidentales, Alessandro Barbero tisse le récit de la fascinante montée vers la guerre qui mobilisa, deux années durant, toutes les rives de la Méditerranée. Délaissant le mythe qui a voulu voir en Lépante un « choc des civilisations » avant l’heure, il met en scène à part égale pachas ottomans et marins vénitiens, ambassadeurs espagnols et espions romains en une grandiose épopée, qui compose un tableau extraordinairement vivant de l’Europe de la Renaissance.

Monumentale comme la somme d’informations que l’on retrouve dans cette histoire digne des plus grands films d’aventure et d’espionnage. Alessandro Barbero n’épargne aucun détail de la préparation si difficile de cette bataille opposant la Sainte Ligue (comprenant l’Espagne de Philippe II, la sérénissime Venise et la Papauté de Pie V) à l’Empire Ottoman de Sélim II. Les faits. La flotte turque débarque des troupes et du matériel de siège à Chypre, propriété des Vénitiens. La campagne vit tout d’abord les Turcs prendre Nicosie puis, à la toute fin de l’été, la forteresse et cité de Famagouste. La conquête de l’île était achevée. Pendant ces longs mois de 1570-1571, des efforts prodigieux sont nécessaires pour essayer de combiner les ambitions de chacune des puissances européennes. On finit tout de même par réunir, à Messine en Sicile, la flotte qui devait s’opposer à la menace Ottomane. La victoire de la Sainte Ligue à Lépante (au large de la Grèce), aux confins de la saison habituelle où l’on pouvait  se livrer bataille, représenta pour l’Occident chrétien et surtout pour les puissances catholiques victorieuses (ne pas oublier qu’à cette période la France, fille aînée de l’Église était l’alliée de la Sublime Porte) un formidable espoir que la propagande d’alors, puissamment aidée par l’essor énorme qu’avait pris l’imprimerie en ces années (imprimerie interdite dans l’Empire Ottoman), ne cessa pas de relayer dans toute l’Europe. La bataille et la victoire des forces chrétiennes en elle même, n’eût en réalité qu’une portée limitée dans le sens ou, malgré ce succès, la conquête de Chypre, objectif affiché des forces Ottomanes était entérinée et la reconstruction de la flotte ottomane parachevée quelques mois plus tard seulement après Lépante. Qu’importe si la flotte turque décimée par les maladies, usée par une longue campagne, bien moins équipée et surtout moins nombreuse en terme d’effectif en hommes (presque à trois contre un) était condamnée à perdre cette bataille, l’essentiel était là, le mythe de la bataille décisive face à l’assaut Ottoman qui, croyait-on, menaçait tout l’Occident, était lui bel et bien forgé pour les siècles et les siècles. La lecture de l’ouvrage est passionnante, quoique les nombreux détails puissent rebuter ceux qui ne sont pas habitués à ce type d’analyse historique. Barbero nous permets ainsi de resituer cet événement dans son temps et d’en mesurer la portée réelle jusque dans l’historiographie d’aujourd’hui. Exigeante certes, mais cette plongée dans la seconde moitié du XVIème siècle vaut le détour. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

9782228911498L’Histoire : Un territoire immense, qui s’étendit d’Alger à La Mecque et de Bagdad à Belgrade. Une puissance militaire et de glorieux sultans : Bayezid, qui anéantit les chrétiens à Nicolis en 1396 ; Mehmed le Conquérant, qui s’empara de Constantinople en 1453 ; Soliman le Magnifique, qui assiégea Vienne en 1529. Un régime tyrannique, dirigé par le divan, un conseil tenu assis ou à cheval. Une religion officielle : l’islam, mais aussi des millions de chrétiens et de juifs. Un garant de la paix dans les Balkans, le Proche-Orient et l’Afrique du Nord. Et en face : l’Occident, apeuré et fasciné. À l’heure où la Turquie semble désireuse de renouer avec la sphère d’influence de l’ancien empire ottoman, Alessandro Barbero éclaire d’une autre vérité historique le prétendu  » choc des civilisations « . Des Seldjoukides au XIe siècle à Mustafa Kemal au XXe siècle, cette histoire des Ottomans insiste sur les paradoxes d’un empire qui remettent en cause nos certitudes d’Occidentaux.

Alessandro Barbero signe avec « Le Divan d’Istanbul », une histoire concise des aspects majeurs de l’Empire Ottoman. Une singularité qui a pu faire de cet ensemble multiethnique et multi-religieux, l’une des puissances majeures en Europe et au Moyen Orient du XVème au XVIIème siècle. Le récit est parsemé d’anecdotes qui enrichissent considérablement l’aperçu que l’on peut avoir des Ottomans. Loin des clichés, une synthèse agréable qui nous amènent à réfléchir sur la place de la Turquie à l’heure actuelle, à mi-chemin entre les deux continents, entre deux civilisations, vaste débat que l’auteur et moi-même ne trancheront pas, vous laissant libre d’imaginer, de penser ce qui serait bon ou pas. A découvrir.

Ma note:♥♥♥♥ /5.

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Musique : Christine And The Queens – Indochine – Vanessa Paradis – Étienne Daho – Flo Morrissey

Chaleur_humaine« Chaleur humaine » est le titre du premier Lp de Christine And The Queens. Un nom de scène quelque peu fumeux qui à l’écoute nous fais incontestablement penser à une autre artiste atypique Florence And The Machine. J’avoue qu’avec cela, les chorégraphies très maniérées de l’artiste sur ces premiers clips m’ont empêché sur le moment de bien percevoir la portée et la valeur de ce Lp. Le mélange de la langue française et anglaise, les rythmes électro, sa voix et son phrasé original, tout aurait pu m’horripiler. Curieusement, en prêtant une oreille attentive à ce disque, en dépassant ces premiers griefs qui auraient pu être rédhibitoires, je me suis laissé porté par ce flot de paroles et de musique minimaliste aux mélodies entêtantes. Sa reprise des « Paradis Perdus » de Christophe est un exercice de style qu’elle réussit mais ce n’est pas sur ce point qu’elle emporte l’affaire. L’efficacité de titres comme « Saint Claude », « Half Ladies » et « Christine » est évidente. L’ensemble plaît beaucoup à Télérama (cf. le texte ridicule de « Chaleur humaine », titre rive Gauche à faire passer Biolay pour un affreux réactionnaire..) ce qui aurait pu suffire à la clouer au pilori mais force est de constater que derrière ce côté très artificiel, stylé, il y a de véritables chansons fortes et suffisamment malines pour nous faire passer un agréable moment.

Ma note:♥♥♥♥  /5.

http://www.deezer.com/album/7824612

tumblr_inline_nffz11e4mp1qg09ggTrois live sortaient cette semaine. Indochine tout d’abord avec son « Black City Tour ». Une tournée dantesque (deux stades de France, des zéniths sold out) et un cadeau pour les fans d’Indo en cette veille de Noël sous la forme de ce coffret DVD-CD-Blu Ray. Que dire sinon qu’encore une fois Nicolas Sirkis rempli son contrat. Ceux qui aiment le groupe se régaleront (je rappelle qu’Indochine est l’un des rares groupes à ne pas augmenter le prix des places à des tarifs indécents, chapeau), les autres passeront définitivement leur chemin. Bourré d’énergie (même si la voix de Sirkis peine parfois), électrique et furieusement rock, la fièvre adolescente qui soulève les foules devant Nicolas Sirkis (le Peter Pan français officiel..) n’est pas prête de s’arrêter. Juste excellent. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.deezer.com/album/9182219

vanessa-paradis-01Vanessa Paradis et son « Love Songs Tour » qui possède de beaux atouts avec les arrangements de Benjamin Biolay en tête. Des titres réorchestrés donc, pour les plus anciens, et une énergie là encore présente mais si les chansons fortes ne manquent pas, la faiblesse de ce Lp réside malheureusement dans la voix de son interprète qui pourtant ne démérite pas. Vanessa Paradis n’est pas, à mon sens, une chanteuse faite pour le live. C’est mon point de vue en tout cas. Poussif. Ma note:♥♥♥   /5.

http://www.deezer.com/album/9198217

Etienne-DahoPour Étienne Daho et son « Diskonoîr », c’est un peu le même soucis en moins prononcé tout de même. La voix en live de l’interprète de « Duel au Soleil » et autres titres intemporels, n’est pas exempte de défauts, mais l’ensemble est très bien arrangé, mixé. Là encore, ce live fait office de Best of pour les amateurs de l’artiste. A noter la jolie version de son titre « En surface » présent sur son dernier Lp. Ma note:♥♥♥♥  /5.

http://www.deezer.com/album/9198215

flo-morrissey-6041-tt-width-600-height-400-crop-1-bgcolor-000000Flo Morrissey sort son premier titre « Pages of Gold ». Cette londonienne, d’origine irlandaise, a 19 ans et je dois le reconnaître, elle est aussi belle que talentueuse. On va beaucoup en entendre parler croyez moi. Coup de coeur. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.deezer.com/album/9142691

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Musique : Alain Souchon & Laurent Voulzy – Noel Gallagher – BO Interstellar de H. Zimmer

cover_ASLVL’événement cette semaine, c’est la sortie du premier album unissant les talents et les voix de deux figures tutélaires de la pop à la française, j’ai bien nommé Alain Souchon et son acolyte Laurent Voulzy. Le premier s’est occupé des textes, le second des musiques et que vous dire sinon que ce projet musical est à la hauteur des espérances, juste sublime. Ce qui ressort de ce disque, c’est toute la pudeur et la simplicité de ces deux là, qui nous accompagnent depuis tant et tant d’années. Touchant, tour à tour entraînant ou juste un peu mélancolique, Souchon et Voulzy réussissent ici l’alchimie parfaite entre tradition musicale française, je pense aux textes si beaux de Souchon, et musique pop à l’anglaise comme sait si bien les trouver Voulzy. L’ensemble dégage une élégance, une puissance qui nous permet d’affirmer que  ces deux là sont décidément faits pour s’entendre. Le breton que je suis suppose, non sans un certain narcissisme, que l’air de Bretagne leur sied à merveille.. Je vous le recommande chaudement. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

http://www.deezer.com/album/9180677

souchon19258http://www.deezer.com/album/9168145

Un premier single intitulé « In The Heat of the moment » extrait du nouvel album à sortir le 2 mars 2015 « Chasing Yesterday« . Un Noel Gallagher inspiré, qui signe ici un titre efficace à défaut d’être génial. La face B « Do the Damage » vaut le coup. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

Interstellarhttp://www.deezer.com/album/9191533

A l’image du film « Interstellar » de Christopher Nolan, sa bande originale signée Hans Zimmer distille une atmosphère délicate et éthérée qui m’a beaucoup plu. Une jolie réussite.  Ma note:♥♥♥♥♥/5.

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Littérature : « A la grâce des hommes » Hannah Kent

9782258104501L’Histoire : Dans le nord de l’Islande, en 1829, Agnes Magnúsdóttir est condamnée à mort pour l’assassinat de son amant, Natan Ketilsson. En attendant que la sentence soit exécutée, Agnes Magnúsdóttir est placée en résidence surveillée à Kornsá, dans la ferme de l’agent de sécurité du canton, Jon Jonsson, avec sa femme et leurs deux filles. Horrifiées à l’idée d’héberger une criminelle, les membres de la famille évitent tout contact avec Agnès, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Totti, le jeune révérend que la meurtrière a choisi comme guide spirituel pour la préparer à sa fin prochaine, tente de la comprendre. Alors que les mois passent, contraints de partager le quotidien, de travailler côte à côte cette terre gelée et hostile, le fermier et les siens se laissent peu à peu apprivoiser par la condamnée. Encouragée par le pasteur, Agnès livre le récit de sa vie, de son amour pour Natan, et des semaines qui ont conduit au drame, laissant entrevoir une vérité qui n’est pas forcément celle que tous pensaient connaître. Inspiré de la véritable histoire d’Agnes Magnúsdóttir, la dernière femme condamnée à mort en Islande, A la grâce des hommes est un roman sur la vérité, celle que nous croyons savoir et celle à laquelle nous voulons croire.

« A la grâce des hommes » de l’Australienne Hannah Kent est une bien jolie découverte. Porté par un sujet fort et un style d’écriture qui nous plonge dans l’Islande du premier tiers du XIXème siècle, avec une reconstitution passionnante des mœurs et coutumes en usage alors, c’est avec délice que j’ai dévoré les 400 pages de ce qui constitue, à mes yeux, un grand livre. Les personnages sont définis avec toutes leur complexité, leur faille, leur mensonge et leur part de vérité. Roman sur la culpabilité et le jugement hâtif que l’on peut jeter sur celui qui a commis une faute, écrin délicatement ciselé emmené avec un sens de la maestria peu commune, difficile de résister à l’envie de finir ce livre pour en connaître l’issue, même si cette dernière n’est pas à proprement parlée énigmatique puisque l’on sait dès le départ qu’elle sera forcément tragique. Non, « A la grâce des hommes » est un chemin sinueux, une quête du champ des possibles, un livre sur la rédemption et la puissance du verbe qui délivre. Méticuleux sans être ennuyeux, on est transporté par cette grâce confinant au petit miracle d’une œuvre âpre, rugueuse par ces attraits mais aussi fondamentalement humaine et touchante. Ma note:♥♥♥♥♥/5.

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Cinéma : « Interstellar » de Christopher Nolan

139642L’Histoire : Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire. 

Christopher Nolan a écrit et réalisé avec son frère « Interstellar », un film audacieux, une œuvre intemporelle, d’une ambition et d’une classe folle. Car si « Interstellar » est un formidable film de science fiction c’est aussi et avant tout parce qu’il nous confronte au drame vécu par un père qui doit quitter sa fille pour espérer la sauver, elle et le reste de l’humanité. La première demi heure est tout sauf spectaculaire, Nolan y installe la trame d’un récit qui ne faiblit pas un seul instant durant les 2h49mn que dure « Interstellar ». Tour à tour émouvant, cérébral, ou véritable feu d’artifice visuel créant une ambiance proche d’un « 2001, l’odyssée de l’espace » du XXIème siècle, impossible de ne pas se sentir littéralement scotché sur son fauteuil de cinéma ! Car c’est pour retrouver ces sensations, ces émotions que l’on aime le septième art. Les acteurs, Matthew McConaughey en tête épaulé de Jessica Chastain, Anne Hathaway, Matt Damon.. sont au service de ce film qui culmine dans sa dernière heure, renvoyant « Gravity » à une ébauche là où « Interstellar » signe l’aboutissement, la maîtrise d’un cinéma qui pousse ici à des hauteurs vertigineuses le sens d’un spectacle entier et réfléchi. Très attendu, ce qui devait être un blockbuster s’avère être un film d’une infinie richesse, une œuvre d’auteur sûr de sa force et de son talent, car qui aujourd’hui peut se targuer de mener à terme un projet d’une telle ambition. Christopher Nolan signe ici un véritable chef d’œuvre (n’ayons pas peur du mot) qui fera date, quintessence d’un cinéma jugé moribond mais qui avec de tels chefs d’orchestres a encore de beaux jours devant lui. Le spectacle est ici au service de l’humain et non l’inverse et cela franchement ça fait du bien. C’est à mon sens le film de l’année 2014 ! ni plus, ni moins. Je ne peux que vous inviter à courir le voir ami(e)s cinéphiles ! Ma note:♥♥♥♥♥/5.

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Cinéma : « Fury » de David Ayer

411457L’Histoire : Avril 1945. Les Alliés mènent leur ultime offensive en Europe. À bord d’un tank Sherman, le sergent Wardaddy et ses quatre hommes s’engagent dans une mission à très haut risque bien au-delà des lignes ennemies. Face à un adversaire dont le nombre et la puissance de feu les dépassent, Wardaddy et son équipage vont devoir tout tenter pour frapper l’Allemagne nazie en plein cœur…

David Ayer a écrit et réalisé « Fury ». Ce dernier est doté d’un casting de choix, l’inusable Brad Pitt en tête, parfait, comme à son habitude, avec son charisme évident malgré un visage marqué de par les affres du botox qui le rendent de plus en plus figé dans les gros plans. « Fury » se veut un croisement du « Il faut sauver le soldat Ryan » de Spielberg et « La ligne rouge » de Malick ou bien encore « Mémoire de nos pères » d’Eastwood. Et oui rien que cela. Le problème réside justement dans le fait que ce film de David Ayer arrive après ces trois monuments du long métrage de guerre. L’effet de surprise n’est plus, aussi c’est avec un académisme pointilleux qu’il s’évertue à nous donner du frisson, des larmes et du sang. L’ensemble sent la sueur et la boue, les corps enchevêtrés et les gros plans sur les soldats agonisants. Je suis pour ma part sceptique quant au scénario en lui même et aux nombreuses invraisemblances qui doivent amener l’équipage du char de Brad Pitt au sommet du Golgotha ! Tout y est jusqu’aux moindres boutons de manchettes et pourtant il y a quelque chose d’emphatique dans cette propension à souligner l’horreur de la guerre à coup de musique larmoyante, pour bien nous faire comprendre que la guerre ce n’est décidément pas une bonne chose. Loin de moi, l’idée de remettre en cause cela mais je trouve la méthode employée discutable. Malgré tout, rassurez vous bonnes gens, « Fury » dispose aussi de moments suffisamment forts pour dépasser le simple cadre de l’exercice de style. La dernière demi heure est très évocatrice et mérite à elle seule le coup d’œil. Je songe également à cet affrontement qui reste longtemps en mémoire, entre un blindé Tigre allemand et quatre Shermans américains. Vous l’aurez compris « Fury » est bien un ton en dessous des chefs d’œuvre précités, pas assez singulier ou bien encore trop Hollywoodien pour emporter mon adhésion complète et sincère. Reste ces quelques temps forts, le jeu des acteurs et la qualité de la reconstitution pour faire figurer « Fury » en bonne place parmi les meilleurs long métrages du genre. Ma note :♥♥♥♥  /5.

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